Pourquoi et comment adapter sa pratique sportive à son cycle menstruel ?

Pourquoi aligner votre entraînement avec votre cycle ?

Il arrive parfois que nous nous sentions surpuissantes physiquement. À tel point qu’on serait prêtes à soulever des montagnes – ou presque.  

La semaine suivante, seul Savasana ou la posture du cadavre – pas très flatteur, je vous l’accorde – semble à notre portée. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ? 

Il paraît que les fluctuations hormonales de notre cycle menstruel ne sont pas innocentes dans cette affaire … – oui encore elles.

C’est la raison pour laquelle apprendre à connaître son corps et adapter son entraînement en fonction de son cycle est essentiel. 

À la clé ? Une immunité renforcée, une meilleure gestion du stress et une amélioration des performances physiques. Tout bénéf non ?

Afin de faciliter le suivi, le premier jour des règles est généralement considéré comme le point de départ pour commencer à synchroniser son entraînement avec son cycle et ainsi tirer parti des séances d’entraînement.

Les 4 phases de notre cycle menstruel 

Les femmes connaissent environ 450 cycles menstruels au cours de leur vie. Malheureusement, nous les considérons souvent comme un fardeau voire même une sorte de malédiction.

Mais si je vous disais que votre cycle mensuel comporte quatre phases uniques, et que chacune d’entre elles fait naître des forces physiques et émotionnelles différentes. Vous souhaiteriez sûrement apprendre à les exploiter plutôt que les combattre, n’est-ce pas ?

Phase menstruelle : Force & Bienveillance

(du 1er jour de vos règles au 7e jour +/-)

La façon dont notre corps réagit à la phase de saignement est incroyablement complexe et variable. Soyez donc plus que jamais à l’écoute de votre corps. 

Les niveaux d’oestrogène et de progestérone sont au plus bas. C’est généralement au cours de cette phase, que nous sommes en mesure de fournir un effort de haute intensité.

Si vous estimez que vous pouvez bénéficier de cette vigueur pour vous dépasser, alors foncez. Mais il se peut que vous ressentiez le besoin de passer au mode “plein régime », progressivement. Et c’est OK. Soyez indulgente envers vous-même.

En attendant, les exercices d’intensité modérée peuvent atténuer les symptômes liés aux règles. Ils peuvent contribuer à stimuler une réponse anti-inflammatoire, soulageant ainsi toute gêne. Le yoga est une alternative idéale pour apaiser les douleurs menstruelles et libérer l’endorphine. 

Les douleurs persistent ? En combattant l’inflammation et la contraction musculaire à l’origine des crampes et des ballonnements, curcuma, chocolat noir, avocat et noix sont vos meilleurs alliés. 

Phase folliculaire : Vitesse & Puissance

(Jours 7 à 14 +/-)

HIIT, sprints, exercices de musculation… donnez-vous-en à coeur joie. En effet, force et endurance caractérisent généralement cette phase, au cours de laquelle les niveaux d’oestrogène augmentent progressivement et ce, jusqu’à l’ovulation. Ils ont par ailleurs été associés à une meilleure clarté mentale, une capacité de concentration accrue et une mémoire particulièrement développée. Le moment idéal pour acquérir de nouvelles compétences ou intensifier sa séance d’entraînement. 

Si vous souhaitez atteindre un nouveau record, priorisez la consommation de protéines pour la reconstruction musculaire et de bonnes graisses comme l’avocat et les noix pour soutenir le métabolisme. Pensez également aux glucides complexes comme les céréales complètes et les légumineuses pour supporter la dépense énergétique.

Début de la phase lutéale : Aérobie & Endurance 

(Jours 14 à 21+/-)

Souvent brutale, la chute du taux d’oestrogènes après l’ovulation peut provoquer un sentiment d’impuissance. Il est donc préférable de réduire la charge à des poids plus légers, et de privilégier les exercices d’aérobie ou l’endurance. À mesure que vous approchez la fin de la phase lutéale, réduisez l’intensité et la durée de vos entraînements.

Privilégiez la consommation de glucides, tout particulièrement avant l’entraînement, pour booster votre endurance. Les céréales complètes, les bananes, les fruits secs et les patates douces regorgent de l’énergie dont vous aurez besoin. 

Fin de la phase lutéale : Mobilité & Récupération 

(Jours 21 à 28 +/-)

Lorsque le taux de progestérone augmente, le niveau d’énergie diminue naturellement et les symptômes prémenstruels se manifestent. Alors, be kind. C’est l’occasion rêvée pour prendre soin de vous, récupérer et remercier votre corps en privilégiant les apports nutritionnels adéquats, une bonne hydratation et…du sommeil ! 

Au menu : activités légères, faibles charges, mobilité ou souplesse. Il y en a pour tous les goûts. Personnellement, je recommande la marche, le yoga ou le pilates. 

Si la méditation trouve sa place dans chacune des phases, elle est particulièrement utile en fin de phase lutéale pour accepter les envies de sucre. Mais plutôt que de vous jeter sur le sachet de pépito, pourquoi ne pas essayer un bol de yaourt grec nature, accompagné de fruits secs et d’une pointe de miel ?  

Et parce qu’on oublie bien trop souvent d’entretenir les 57 muscles de notre visage, le Face Soul Yoga peut, lui, se pratiquer à tout moment. Alors, tu attends quoi ? 😉

Crédits photo : Soul Sync Body

à propos d'Aurélia

Je suis Aurélia Delsol, fondatrice de la méthode Face Soul Yoga.

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